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Brésil

3 avril 2013 - 17:00

2014

Le Brésil va-t-il remporter sa 6e coupe du monde en 2014 ?


Je sais ce qu’on va me dire : « à un an et demi, c’est impossible de se positionner sans faire de plans sur la comète». C’est vrai, il y aura des blessures, des révélations, des surprises d’ici là. Mais ça peut être intéressant de voir comment les avis vont évoluer au fur et à mesure et puis dans 2 ans on pourra voir que soccers vaut que dalle en prono …

Le contexte



L’attente autour de cette seleçao n’a jamais été aussi grande. Dans le passé proche, le Brésil n’a jamais gagné quand il a été favori (98, 2006) et l’a emporté alors qu'il était au fond du trou (2002). Aujourd’hui le niveau de cette sélection reste une inconnue pour la plupart des amateurs occasionnels de ballon rond et beaucoup attendent de voir la nouvelle génération de cracks brésiliens se frotter aux meilleures nations européennes dans des matchs à enjeux. La plupart des spécialistes savent par contre que même à la maison, cette équipe n’est qu’un outsider parmi d’autres et la récente défaite face à l’Angleterre ne va pas modifier ce tableau dans lequel les grands favoris se nomment pour l’instant « Allemagne, Espagne, Argentine ».

Le brésil est-il aujourd’hui un outsider sérieux ?

Les forces



- Paradoxalement, c’est en défense qu’il faut aller chercher la principale force de cette équipe, un comble pour une nation comme le Brésil.

Marcelo – Thiago Silva – David Luiz – D.Alves


Voilà de quoi on parle … Une défense que peu de nations aujourd‘hui renierait, l’un des tous meilleurs centraux au monde, un associé qui semble complémentaire et des latéraux de classe internationale.
- De grandes promesses : Neymar (Santos) sera la tête de gondole de cette équipe, le prodige est sans conteste le meilleur joueur évoluant en Amérique du sud et en est déjà à 17 buts en 28 sélections. Oscar (Chelsea) a débarqué en Angleterre l’an dernier et semble y faire doucement son trou. Ses apparitions en équipe du Brésil ont presque toujours été satisfaisantes. Sa simplicité et son intelligence de jeu devraient faire du bien au milieu des autres manieurs de ballon. Sans doute, la valeur la plus sûre de cette nouvelle génération. Lucas (PSG), après avoir brillé avec Sao Paulo et martyrisé les défenses brésiliennes, le voilà qui débarque en Europe. Nul doute qu’il apprendra énormément face aux équipes défensives de L1. Son explosivité, sa vitesse d’exécution, sa technique et sa fougue font de lui l’élément le plus imprévisible de cette triplette de starlette. C’est aussi le plus jeune de ces 3 promesses et il n’a d’ailleurs pas encore gagné ses galons de titulaires en seleçao.
- Un bilan « quantitatif » globalement satisfaisant depuis 2010, sans compter les copa roca (les matchs aller-retour qui opposent les meilleurs brésiliens du championnat brésilien aux meilleurs argentins du championnat argentin) : 17 victoires, 5 nuls, 6 défaites … Le tout avec un total de 62 buts en 27 matchs soit 2,3 buts par match.

Les faiblesses



- Où est le milieu de terrain ? Depuis 2010, on est incapable de dire qui évoluera au milieu de terrain de cette équipe brésilienne … Des changements multiples, des déceptions toutes aussi nombreuses, des joueurs qui brillent en club mais s’éteignent en sélection (Ramires en symbole). Les deux seules satisfactions sont à mes yeux Romulo (exilé en Europe de l’est et blessé pour une longue période) et Oscar. Autrement dit, c’est le flou artistique : l’animation et le jeu faméliques en témoignent. Menezes avait semblé trouver deux formules intéressantes : l’association Jadson/Ganso (tous deux aujourd’hui à Sao Paulo) + deux milieux rugueux en back up, milieu aligné en début de « période Menezes » et le quatuor Sandro - Romulo – Oscar (+ Ramires/Paulinho/Casemiro) en fin de période.
- Qui est le numéro 9 de cette équipe ? Fabiano est sur le déclin, Pato n’a pas joué une saison entière depuis 2010, Fred ? lol il dépanne mais soyons sérieux. Damiao ? Je le trouve très approximatif, il n’a jamais convaincu pourtant il en a eu le temps mais il reste à ce jour l’option la plus sérieuse …
- Cette équipe a joué deux compétitions officielles qui se sont soldées toutes les deux par des échecs cuisants : la Copa America pendant laquelle le Brésil n’a « officiellement » perdu aucun match mais n’en n’a gagné qu’un. Les JO sur lesquels cette équipe « A bis » devait régner mais qui au final se sont terminés sur une défaite sèche en finale pdt laquelle l’armada brésilienne a été impuissante et les défenseurs/milieux se sont marchés dessus.
- Cette équipe n’a pas encore montré qu’elle avait un mental de tueur, il lui manque 3 qualités nécessaires pour gagner : la solidarité, le goût de l’effort et du dépassement. Peut-être lui faut-il un tueur au milieu à la manière d’un Dunga pour incarner ces valeurs ou juste un cadre qui aurait l’autorité et le niveau de leurs dire leurs 4 vérités quand ça ne va pas.
- Last but not least : le bilan comptable plutôt satisfaisant n’est que l’arbre qui cache la forêt : contre qui ont gagné les brésiliens ces deux dernières saisons ? Que des seconds couteaux (USA, Danemark, Mexique, Bosnie, Japon, Suède, Ghana, Equateur) voire des faire-valoir (Gabon, Costa-Rica, Chine, Irak…). Si on ne regarde que les confrontations face aux grandes nations du football, le brésil c’est : 5 défaites et 1 nul en 6 matchs. Pas fameux … Pour retrouver une victoire du Brésil face à une « grande nation » du football, il faut faire un peu d’archéologie : c’était il y a 4 ans face à l’Angleterre sur un score étriqué, Dunga était encore sélectionneur …


Opportunités :



- Ils seront à la maison, l’ambiance sera fantastique. Outre l’effet 12e homme, ils auront le climat et la connaissance des terrains pour eux puisqu’avec la politique de « rétention des stars locales », il y a forte à parier que 4 ou 5 joueurs de cette seleçao seront soit toujours au Brésil soit partis depuis moins de deux ans.
- La CBF a décidé de se retirer les doigts des seufs et a préparé un calendrier de préparation correct pour la seleçao qui affrontera quelques adversaires corrects cette année : après l’Angleterre, il y aura la Russie. Les brésiliens pourront aussi profiter de la coupe des confédérations pour en découdre avec l’Italie et qui sait peut être aussi l’Espagne.
- Les deux défaites en compétitions officielles et la probable déconvenue qui se prépare en coupe des confédérations sera surement l’occasion pour certains de se remettre en question et d’arriver en 2014 avec niak et humilité.
- Certains jeunes viennent de débarquer en Europe (Lucas, Oscar) et ils vont apprendre à vitesse grand V dans leurs clubs respectifs. D’autres sont en train de se faire une place au chaud dans de grands clubs européens (Dante, Ramires).
- Certaines relations sont en train de se forger en club Arouca/Neymar, Ganso/Jadson/Fabiano mais surtout Oscar/Ramires, il faudra capitaliser la dessus.
- Il faudra compter sur la traditionnelle révélation brésilienne annuelle (Bernard ? Felipe Anderson ?) … Mais surtout certains joueurs qui ont parfois été oubliés dans le passé seront peut-être enfin intégrés définitivement au groupe : Hulk, Hernanes et surtout Willian.

Menaces



- La plus grande selon moi : l’absence de réelle préparation ! Comment apprendre et surmonter les difficultés sans avoir à passer par les délicates étapes de qualifications ? Affronter l’Espagne en amical ça ne vaudra jamais un gros match à enjeu à Montevideo. Surtout que les grandes nations sudam seront de vraies menaces au Brésil : l’Argentine et la Colombie vont être de sacrés clients. Si l'Uruguay parvient à se qualifier, ils auront faim et je souhaite bon courage à leurs adversaires. Et puis il y a cette manie de jouer tous les matchs amicaux à l’extérieur alors que le Brésil jouera la coupe du monde à domicile.
- Le public brésilien est exigeant et la pression va être énorme, est-ce que les gamins dont on parle on les épaules pour la supporter ? Neymar a l’air de s’être forgé une vrai carapace mais quid des autres ? Surtout que les deux échecs de 2011 et 2012 ne va pas les mettre en confiance. Tous les yeux seront braqués sur eux et certains vont jouer leur carrière sur cette compétition sans parler de Scolari qui remet en jeu tout le capital sympathie qu’il a gagné en 2002 lors du dernier sacre brésilien.
- Les pièces maitresses de l’attaque brésilienne (Neymar, Damiao) n’ont pas l’habitude d’être confrontées à la rigueur défensive et tactique européenne et on peut légitimement douter de leur capacité à s’y adapter en moins d’un mois (le temps d’une coupe du monde) …
- Les cadres offensifs brésiliens peuvent-ils revenir au top ? Ronaldinho va-t-il retrouver une condition physique décente ? Kaka peut-il jouer une saison entière et va-t-il enfin retrouver un club qui lui fait confiance ? Si aucun des deux ne « ré émerge », ça va être compliqué.
- Le secteur fort du Brésil aujourd’hui c’est sa ligne de 4 derrière mais que se passe-t-il si Thiago Silva se blesse ? Bin rien, on retrouve le bon vieux Brésil gruyère parce que bon Dante il est bien gentil mais Dante + David Luis, « pronostique ? Une boucherie » . Avec deux latéraux comme Alves et Marcelo, Scolari aurait tout intérêt à faire comme en 2002 et passer à 3 centraux.
- En parlant de Scolari, c’est quand même dommage de virer Menezes au moment où il commençait à avoir des résultats convaincants face à des adversaires « corrects » : victoires 1-3, 1-4, 0-3 et 0-4 face respectivement au Danemark, aux USA, à la Suède et au Japon.
- Enfin, est-ce que les pépites brésiliennes seront prêtes et surtout est-ce qu’elles ne sont pas surcotés ?

source:soccers.fr

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